Conseil Supérieur d’Ahl-ul Bayt pour la Culture et le Développement au Burkina Faso

Conseil Supérieur Ahl-ul Bayt pour la Culture et le Développement (CSA/CD) 

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Promotion de l’islam : le moogho naaba, un exemple à suivre

edL’islam est une religion de paix et de tolérance par essence et par excellence. Cette religion prône, du reste, la coexistence pacifique et le respect mutuel entre les différentes communautés vivant dans la vie sociale et économique. Ces valeurs cardinales enseignées par l’islam ont convaincu plusieurs personnalités qui œuvrent, à leur tour, au rayonnementde cette religion.

Sont de ces personnalités, le mogho naaba Baongo, chef des mossés au Burkina Faso.Ce garant de la tradition ne cesse d’apporter sa contribution dans la promotion de l’islam et du dialogue inter-religieux. Son rôle significatif dans le rayonnement de la religion musulmane a été reconnu et apprécié, de façon positive, par plusieurs fidèles musulmans que nous avons rencontrés à Ouagadougou.

Le mogho naaba Baongho apporte sa « pierre » dans la « construction » de l’islam. Cette conviction partagée par plusieurs fidèles musulmans est motivée par des actes concrets posés par le « chef suprême » des « mossé ». Pour Amidou Kabré, formateur et spécialiste en matière de communication pour le développement, quand il y a des problèmes entre les musulmans, le Mogho naaba intervient pour apaiser la situation. De la même manière, il a œuvré plusieurs fois, a-t-il soutenu, à la préservation des bonnes relations entre l’islam et les autres religions. « Mais ce rôle combien important, il l’a toujours assumé partout au sommet de l’Etat ou avec d’autres communautés religieuses »a précisé Amidou Kabré. Et de soutenir que le mogho naaba qui est garant de la tradition a toujours travaillé pour que la paix sociale et la tolérance entre les différentes communautés soient une réalité. Du reste, on le voit, a dévoilé Amidou Kabré, à la célébration de chaque fête de Ramadan et de la Tabaski au côté des autres fidèles à la place de la « révolution » pour la grande prière musulmane. « Le fait qu’il se déplace du palais royal jusqu’au lieu de la prière lors des fêtesreligieuses montre qu’il a un attachement aux valeurs islamiques » foi d’Amidou Kabré qui a rappelé qu’il existe une mosquée à côté de la cour du moogho Naaba.

Erection d’un lieu de culte

Dasmané Niangané qui est militant de l’Association des élèves et étudiants musulmans du Burkina Faso (AEEMB) apprécie de façon positive, l’érection d’un lieu de culte musulman à proximité du palais royal montre. Cette érection est la preuve, a-t-il affirmé, que le « roi des mossé » joue un rôle en faveur de la promotion de l’islam qui est une religion d’amour et de tolérance. « Le mogho naaba est le garant des us et coutumes et quand on dit coutume, on a tendance à voir d’autres croyances comme l’animisme et autres croyances qui n’ont rien à voir avec l’islam. De ce fait, un chef coutumier qui se retrouve dans la religion musulmane, il n’y a pas de débat la dessus, il fait la promotion de l’islam » a expliqué Niangané. Celui-ci est convaincu que l’exemple du mogho naaba fera tache d’huile. « Sa majesté qui est une icône pour ses sujets qui le prennent comme exemple sur le plan coutumier. Ces sujets qui l’admirent peuvent facilement le suivre sur le plan religieux, sinon dans la voix de l’islam ».

Se soumettre à Dieu

Quant à la question de savoir si le fait que le « chef des mossé » participe à la prière constitue un honneur pour les fidèles musulmans, Dasmané Nianganéa relativisé : « C’est trop dit de parler d’honneur. S’il y a honneur, c’est plutôt pourlui-même. En tant que chef coutumier, qui est entrain de suivre la foi musulmane, c’est un honneur pour lui et une passerelle pour d’autres qui vont le voir et se convertir en islam.». Ce point de vue est partagé par le journaliste, spécialiste des questions islamiques, Hamidou Traoré pour qui, la contribution du mogho naaba dans la promotion de l’islam n’est plus à démontrer.

« Vu le titre incarné par le mogho naaba qui fait l’effort de mettre en œuvre les prescriptions divines, c’est déjà quelque chose de très considérable qui permet à d’autres personnes de voir que l’on peut être un chef et se soumettre à Dieu. Le plus important et comme Dieu l’a dit : il n’a créé les Hommes et les génies que pour son adoration. Etant un chef, il a compris le sens de ce verset et il a décidé, malgré son titre et ses prérogatives, de se soumettre à son créateur en mettant en œuvre les prescriptions divines. Cela est à saluer. En venant participer aux grandes prières, c’est déjà quelque chose dans la promotion de l’islam » s’est réjoui Hamidou Traoré. Il s’est dit convaincu que l’exemple du mogho naaba sera suivi par plusieurs personnes placées sous son autorité. « Quand des personnes le voient avec son titre qui prie alors que beaucoup n’ont qui pas son statut ne le font pas, c’est un moyen qui permet à d’autres personnes de s’adonner à la pratique de l’islam ».

Vivement que ce vœu formulé par Dasmané Niangané soit exhaussé pour que l’islam rayonne davantage au Burkina Faso dans la paix et la cohésion sociale.

Saïdou Zoromé

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