Conseil Supérieur d’Ahl-ul Bayt pour la Culture et le Développement au Burkina Faso

Conseil Supérieur Ahl-ul Bayt pour la Culture et le Développement (CSA/CD) 

Actualités

1 Dr Sana qui a animé la conférence est titulaire de 2 doctorats

Ouagadougou a abrité, le dimanche 8 janvier 2017, une conférence publique organisée par la Coordination islamique des jeunes musulmans pour la promotion de la paix. Cette conférence sur « l’unification de la jeunesse musulmane pour la culture du civisme et la préservation de la paix au Burkina Faso » a été patronnée par le moogho naaba Baongho et a connu la participation des représentants du Cardinal Philippe Ouédraogo.

La promotion du civisme et de la paix préoccupe la jeunesse de la communauté musulmane. Il en est de même pour les jeunes du mouvement Tidjania. C’est pourquoi la jeunesse de ces deux structures réunies au sein de la Coordination islamique des jeunes musulmans pour la promotion de la paix (CIJMPP) travaille « la main dans la main » pour prêcher la « bonne parole » de la paix et du civisme. La conférence publique sur le thème de « l’unification de la jeunesse musulmane pour la culture du civisme et la préservation de la paix au Burkina Faso » animée le 8 décembre s’inscrit dans cette perspective. Cette conférence, a été organisée avec le soutien et la bénédiction de plusieurs autorités et leaders religieux dont le Moogho Naaba Baongho (patron de l’activité), les Cheicks Aboubacar Maїga II de Ramatoulaye, Aboubacar Khassoum Sana, Mahamoudou Bandé, Aboubacar Doukouré. Elle a connu la participation du président de la communauté musulmane, Abdrahmane Sana, du Tidjania, El Hadj Amadé Bangrin Ouédraogo, du Secrétaire exécutif national de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB), Cheick Sidi Mohammed Koné, du président du Conseil supérieur d’Ahlul Bayt pour la culture et le développement au Burkina Faso (CSA/CD), Mahamadi Tao. A ces personnalités qui ont suivi la conférence, s’ajoutent le représentant du ministre en charge de l’administration territoriale, Dramane Sanou et les membres de la délégation de l’église catholique envoyés par le Cardinal Philippe Ouédraogo composés de Maurice Damiba et de Thomas d’Aquin Somé. En clair, plusieurs personnalités musulmanes et catholiques étaient fortement mobilisées autour de la conférence animée par Cheick Dr Halidou Sana. Celui-ci a rappelé, dans son exposé, que l’islam dérive du mot « salaam » qui signifie ‘’paix’’ en arabe.

2 La cuvette du palais des sports a refusé du monde

Il a expliqué que l’islam a été révélé à l’humanité pour instaurer une vie paisible, remplie de Compassion et de  Miséricorde d’Allah sur terre. Il s’agit d’une religion de paix, de pardon, de tolérance, de respect envers le prochain. Ces valeurs cardinales constituent des repères à suivre par les jeunes musulmans, foi de Dr Sana qui les a invités à avoir constamment la crainte de Dieu et cultiver l’amour du prochain ainsi que l’esprit de solidarité, de compassion, de civisme, de patriotisme, de fraternité, etc.  « Nous avons livré un message de pardon aux jeunes pour leur demander de s’aimer, de se pardonner et de s’écouter, de respecter leurs frères et sœurs des autres religions. C’est par le respect que nous pouvons convaincre les autres à adhérer à notre religion, pas avec le mépris, ni la guerre. Les jeunes musulmans doivent donner le bon exemple » a confié le conférencier. Pour lui, les Burkinabè sont avant tout des frères et sœurs et ne doivent en aucun cas se regarder en chiens de faïence malgré la diversité de leurs opinions et de leurs convictions religieuses. «L’union faisant la force, nous devons nous unir car une seule main ne peut pas ramasser de la farine. Nous devons travailler ensemble dans le respect mutuel et la tolérance pour développer notre pays en préservant la paix sociale » a soutenu Cheick Halidou Sana lors de sa conférence animée dans la cuvette du palais des sports de Ouaga 2000 qui, à l’occasion, a refusé du monde. De quoi donner des motifs de satisfaction aux initiateurs qui ont réussi à relever le défi de la première conférence islamique du genre.

« Le dialogue interreligieux est en marche »

Pour un coup d’essai, ce fut visiblement un coup de maître, a reconnu le président du comité d’organisation, El Hadj Salif Tassembédo. « C’est notre 1ère édition, on ne s’attendait pas à ça. On a osé et ça marché » se félicite-t-il en invitant la jeunesse à jouer son rôle dans la promotion de la paix. « La conférence a été organisée pour permettre aux jeunes de comprendre l’importance de la paix et de la cohésion sociale. Nous avons maintes fois été voir le Moogho Naaba et il ne fait que nous répéter les mêmes mots à savoir la paix. Raison pour laquelle la jeunesse des deux associations s’est concertée pour aller voir Sa Majesté pour qu’il nous permette d’organiser une conférence sur le thème de la paix. Il a accepté l’idée et a bien voulu patronner l’activité » a expliqué El Hadj Tassembédo. Celui-ci s’est, du reste, réjoui de la participation remarquable des invités spéciaux à savoir les représentants du Cardinal Philippe Ouédraogo qui ont suivi l’intégralité des échanges de la conférence qui ont durée plus de 2 heures et qui ont été parmi les derniers invités à quitter le lieu de la conférence. Cette assiduité est la preuve, de l’avis de Salif Tassembédo, que le dialogue inter-religieux est en marche et qu’ensemble, les musulmans et les chrétiens doivent s’unir pour promouvoir des valeurs qui consolident la paix et la cohésion sociale.  

Saïdou Zoromé

 Le cardinal Philippe Ouédraogo à droite saluant Cheick Aboubacar Doucouré photo dillustration

Le message de soutien fraternel du Cardinal Philippe Ouédraogo

Que la paix et la miséricorde de Dieu se répandent sur vous tous. Je vous salue et vous le transmets de la part de son éminence Cardinal Philippe Ouédraogo, archevêque de Ouagadougou. Il est heureux d’avoir reçu l’invitation pour participer à cette rencontre. Empêché, il nous demande de venir le représenter et vous féliciter. Il a délégué, nous autres, membres de la commission catholique pour le dialogue islamo-chrétien. Qui dit dialogue dit recherche  de connaissance de l’autre, de son amitié, de sa fraternité. C’est pour cela qu’il vous félicite et vous dit ceci : « Jeunes musulmans, tout ce que vous avez entrepris est une très belle œuvre parce que c’est un thème qui est à jour dans nos pays et dans le monde d’aujourd’hui. Oui, jeunes, Saint Paul nous dit : celui qui dit qu’il aime Dieu et n’aime pas son prochain est un menteur. Oui, l’unification de la jeunesse musulmane pour être le reflet du civisme et de la paix relève de l’amour du prochain. Oui, nous vous disons que vous devez vous unir et à partir de vous, faire tâche d’huile sur toute la jeunesse du Burkina Faso de quelque bord qu’elle soit. Il nous prie de vous transmettre ses vœux les meilleurs pour une bonne année 2017 de paix, d’entente, de coordination dans nos actions. Que cette première conférence connaisse un grand succès pour d’autres à venir où il pourra, si Dieu le veut, participer avec vous. Félicitations ! Que Dieu vous bénisse !

Message lu par Damiba recueilli par S.Z

 

Conférence islamique sur la paix : des participants apprécient de façon positive

A l’issue de la conférence qui a mobilisé des chrétiens et musulmans, des participants n’ont pas caché  leur satisfaction de cette initiative qui contribue à préserver la paix. Trouvez à travers ces lignes quelques appréciations de personnalités recueillies pour vous.  

1 Mahamadi Tao du CSA CD

Cheick Mahamadi Tao, président du Conseil supérieur d’Ahlul Bayt pour la culture et le développement au Burkina Faso (CSA/CD) : « Le thème sur la paix est très important »

Nous sommes venus participer à cette conférence islamique qui revêt d’une importance capitale car elle permet de véhiculer un message fort en islam qui est la paix. L’union et l’unité de tous les musulmans constituent aujourd’hui une nécessité absolue. Le conférencier a montré dans sa communication que  tous les musulmans doivent s’unir. Il a rappelé que les différentes structures créées ne doivent pas constituer des sources de division entre les musulmans. Ces structures doivent contribuer plutôt à promouvoir l’unité, l’entente et la paix entre les musulmans d’une part,  et de l’autre,  entre eux et leurs frères et sœurs des autres confessions religieuses. Dr Sana a insisté sur cela et montrer que les éminents intellectuels musulmans (imams, cheiks, docteurs, …) doivent jouer leur partition dans l’éducation de la jeunesse en faveur de la paix, de la solidarité et de l’union sacrée entre les musulmans. Il a indiqué que la recherche de la paix doit constituer une préoccupation pour tout le monde et chaque musulman doit contribuer à relever ce défi. Plusieurs éminents intellectuels musulmans ont balisé le terrain pour favoriser la pratique de  cette religion et nous devons nous rappeler d’eux et leur donner du respect et de la considération.

2 Cheich Sidi Mohamed Koné de la FAIB

Cheick Sidi Mohammed Koné, Secrétaire exécutif national de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) : «Nous devons agir dans le sens de la paix »

J’apprécie très positivement cette initiative de la CIJPMPP pour cette conférence sur la paix qui s’inscrit en droite ligne de la vision de la FAIB qui est de réunir l’ensemble des musulmans sur des initiatives qui encouragent des actions de paix. Et ça c’est à l’honneur des organisateurs surtout en ces moments difficiles où toute la communauté nationale doit demeurer soudée et solidaire. Parler de la paix renvoie à l’islam parce qu’étymologiquement, l’islam veut dire paix. Il faut répéter ça plusieurs fois pour que les jeunes puissent comprendre que nous devons agir dans le sens de la paix à tout moment et à tout endroit. Je salue l’exposé qui a été fait et qui avec une pédagogie hors pair permettra aux jeunes de comprendre la ligne qu’il faut pour instaurer définitivement la paix au Burkina Faso.

3 Cheich Souffi saluant la délégation de léglise catholique 2

Maurice Damiba, porte-parole de la délégation de l’Eglise catholique : « Nous sommes heureux que l’invitation nous soit arrivée »

Nous ne pouvons que féliciter les initiateurs de cette conférence qui vient à point nommé. Notre jeunesse est à la recherche de ses repères et de vraies valeurs. Il faut que nous fassions tout pour leur accorder le but de ses recherches. Nous sommes heureux que l’invitation nous soit arrivée et c’est pour cela que nous sommes venus, délégués par son éminence Cardinal Philippe Ouédraogo, archevêque de Ouagadougou. Les membres de la commission pour la promotion du dialogue islamo-chrétien organisent chaque mois pour le public, une rencontre et en priorité, nous invitons les couples mixtes (l’un est musulman, l’autre est catholique) pour que nous nous connaissions. A ces rencontres, nous demandons à un musulman et à un prêtre de venir soutenir une conférence sur un thème donné : par exemple, l’éduction des enfants, la vie sociale, etc. A part cela, nous organisons tous les 3 mois, des rencontres pour la formation des responsables du dialogue de différentes paroisses de notre archidiocèse. Il y a une trentaine de paroisses et nous les invitons pour une formation en moyenne tous les 3 mois. Et bien sûr, à chaque fois qu’il y a une rencontre avec nos frères musulmans, nous sommes là. Et à chaque fois que nous avons des manifestations, nous les invitons. En plus, à chaque fête de la Tabaski ou du Ramadan, nous participons à la prière, nous prions à notre manière mais avec eux et pour eux. Ensuite, nous rendons visite aux responsables dont le Moogho Naaba, Cheick Doukouré, l’imam Aboubacar Sana, et nous prions avec eux.            

Dramane Sanou, représentant du ministre d’Etat, Simon Compaoré

Au Burkina Faso, nous sommes dans une situation où le pays a besoin de la paix, de la sécurité, de la cohésion sociale et j’en passe. C’est pourquoi je salue la tenue de cette conférence islamique, je remercie les organisateurs pour le thème et la vision. A voir l’union des différentes communautés islamiques, cela traduit que l’union est de mise. Comme le dit l’adage, l’union fait la force mais également, l’union fait la nation. Je ne doute pas que sortiront de cette conférence, des bénédictions et des doua qui contribueront à faire du Burkina Faso, un pays de paix, de solidarité (…).  

Propos recueillis par Saïdou Zoromé

1 Dr Sana qui a animé la conférence est titulaire de 2 doctorats

Ouagadougou a abrité, le dimanche 8 janvier 2017, une conférence publique organisée par la Coordination islamique des jeunes musulmans pour la promotion de la paix. Cette conférence sur « l’unification de la jeunesse musulmane pour la culture du civisme et la préservation de la paix au Burkina Faso » a été patronnée par le moogho naaba Baongho et a connu la participation des représentants du Cardinal Philippe Ouédraogo.

La promotion du civisme et de la paix préoccupe la jeunesse de la communauté musulmane. Il en est de même pour les jeunes du mouvement Tidjania. C’est pourquoi la jeunesse de ces deux structures réunies au sein de la Coordination islamique des jeunes musulmans pour la promotion de la paix (CIJMPP) travaille « la main dans la main » pour prêcher la « bonne parole » de la paix et du civisme. La conférence publique sur le thème de « l’unification de la jeunesse musulmane pour la culture du civisme et la préservation de la paix au Burkina Faso » animée le 8 décembre s’inscrit dans cette perspective. Cette conférence, a été organisée avec le soutien et la bénédiction de plusieurs autorités et leaders religieux dont le Moogho Naaba Baongho (patron de l’activité), les Cheicks Aboubacar Maїga II de Ramatoulaye, Aboubacar Khassoum Sana, Mahamoudou Bandé, Aboubacar Doukouré. Elle a connu la participation du président de la communauté musulmane, Abdrahmane Sana, du Tidjania, El Hadj Amadé Bangrin Ouédraogo, du Secrétaire exécutif national de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB), Cheick Sidi Mohammed Koné, du président du Conseil supérieur d’Ahlul Bayt pour la culture et le développement au Burkina Faso (CSA/CD), Mahamadi Tao. A ces personnalités qui ont suivi la conférence, s’ajoutent le représentant du ministre en charge de l’administration territoriale, Dramane Sanou et les membres de la délégation de l’église catholique envoyés par le Cardinal Philippe Ouédraogo composés de Maurice Damiba et de Thomas d’Aquin Somé. En clair, plusieurs personnalités musulmanes et catholiques étaient fortement mobilisées autour de la conférence animée par Cheick Dr Halidou Sana. Celui-ci a rappelé, dans son exposé, que l’islam dérive du mot « salaam » qui signifie ‘’paix’’ en arabe.

2 La cuvette du palais des sports a refusé du monde

Il a expliqué que l’islam a été révélé à l’humanité pour instaurer une vie paisible, remplie de Compassion et de  Miséricorde d’Allah sur terre. Il s’agit d’une religion de paix, de pardon, de tolérance, de respect envers le prochain. Ces valeurs cardinales constituent des repères à suivre par les jeunes musulmans, foi de Dr Sana qui les a invités à avoir constamment la crainte de Dieu et cultiver l’amour du prochain ainsi que l’esprit de solidarité, de compassion, de civisme, de patriotisme, de fraternité, etc.  « Nous avons livré un message de pardon aux jeunes pour leur demander de s’aimer, de se pardonner et de s’écouter, de respecter leurs frères et sœurs des autres religions. C’est par le respect que nous pouvons convaincre les autres à adhérer à notre religion, pas avec le mépris, ni la guerre. Les jeunes musulmans doivent donner le bon exemple » a confié le conférencier. Pour lui, les Burkinabè sont avant tout des frères et sœurs et ne doivent en aucun cas se regarder en chiens de faïence malgré la diversité de leurs opinions et de leurs convictions religieuses. «L’union faisant la force, nous devons nous unir car une seule main ne peut pas ramasser de la farine. Nous devons travailler ensemble dans le respect mutuel et la tolérance pour développer notre pays en préservant la paix sociale » a soutenu Cheick Halidou Sana lors de sa conférence animée dans la cuvette du palais des sports de Ouaga 2000 qui, à l’occasion, a refusé du monde. De quoi donner des motifs de satisfaction aux initiateurs qui ont réussi à relever le défi de la première conférence islamique du genre.

« Le dialogue interreligieux est en marche »

Pour un coup d’essai, ce fut visiblement un coup de maître, a reconnu le président du comité d’organisation, El Hadj Salif Tassembédo. « C’est notre 1ère édition, on ne s’attendait pas à ça. On a osé et ça marché » se félicite-t-il en invitant la jeunesse à jouer son rôle dans la promotion de la paix. « La conférence a été organisée pour permettre aux jeunes de comprendre l’importance de la paix et de la cohésion sociale. Nous avons maintes fois été voir le Moogho Naaba et il ne fait que nous répéter les mêmes mots à savoir la paix. Raison pour laquelle la jeunesse des deux associations s’est concertée pour aller voir Sa Majesté pour qu’il nous permette d’organiser une conférence sur le thème de la paix. Il a accepté l’idée et a bien voulu patronner l’activité » a expliqué El Hadj Tassembédo. Celui-ci s’est, du reste, réjoui de la participation remarquable des invités spéciaux à savoir les représentants du Cardinal Philippe Ouédraogo qui ont suivi l’intégralité des échanges de la conférence qui ont durée plus de 2 heures et qui ont été parmi les derniers invités à quitter le lieu de la conférence. Cette assiduité est la preuve, de l’avis de Salif Tassembédo, que le dialogue inter-religieux est en marche et qu’ensemble, les musulmans et les chrétiens doivent s’unir pour promouvoir des valeurs qui consolident la paix et la cohésion sociale.  

Saïdou Zoromé

 Le cardinal Philippe Ouédraogo à droite saluant Cheick Aboubacar Doucouré photo dillustration

Le message de soutien fraternel du Cardinal Philippe Ouédraogo

Que la paix et la miséricorde de Dieu se répandent sur vous tous. Je vous salue et vous le transmets de la part de son éminence Cardinal Philippe Ouédraogo, archevêque de Ouagadougou. Il est heureux d’avoir reçu l’invitation pour participer à cette rencontre. Empêché, il nous demande de venir le représenter et vous féliciter. Il a délégué, nous autres, membres de la commission catholique pour le dialogue islamo-chrétien. Qui dit dialogue dit recherche  de connaissance de l’autre, de son amitié, de sa fraternité. C’est pour cela qu’il vous félicite et vous dit ceci : « Jeunes musulmans, tout ce que vous avez entrepris est une très belle œuvre parce que c’est un thème qui est à jour dans nos pays et dans le monde d’aujourd’hui. Oui, jeunes, Saint Paul nous dit : celui qui dit qu’il aime Dieu et n’aime pas son prochain est un menteur. Oui, l’unification de la jeunesse musulmane pour être le reflet du civisme et de la paix relève de l’amour du prochain. Oui, nous vous disons que vous devez vous unir et à partir de vous, faire tâche d’huile sur toute la jeunesse du Burkina Faso de quelque bord qu’elle soit. Il nous prie de vous transmettre ses vœux les meilleurs pour une bonne année 2017 de paix, d’entente, de coordination dans nos actions. Que cette première conférence connaisse un grand succès pour d’autres à venir où il pourra, si Dieu le veut, participer avec vous. Félicitations ! Que Dieu vous bénisse !

Message lu par Damiba recueilli par S.Z

 

Conférence islamique sur la paix : des participants apprécient de façon positive

A l’issue de la conférence qui a mobilisé des chrétiens et musulmans, des participants n’ont pas caché  leur satisfaction de cette initiative qui contribue à préserver la paix. Trouvez à travers ces lignes quelques appréciations de personnalités recueillies pour vous.  

1 Mahamadi Tao du CSA CD

Cheick Mahamadi Tao, président du Conseil supérieur d’Ahlul Bayt pour la culture et le développement au Burkina Faso (CSA/CD) : « Le thème sur la paix est très important »

Nous sommes venus participer à cette conférence islamique qui revêt d’une importance capitale car elle permet de véhiculer un message fort en islam qui est la paix. L’union et l’unité de tous les musulmans constituent aujourd’hui une nécessité absolue. Le conférencier a montré dans sa communication que  tous les musulmans doivent s’unir. Il a rappelé que les différentes structures créées ne doivent pas constituer des sources de division entre les musulmans. Ces structures doivent contribuer plutôt à promouvoir l’unité, l’entente et la paix entre les musulmans d’une part,  et de l’autre,  entre eux et leurs frères et sœurs des autres confessions religieuses. Dr Sana a insisté sur cela et montrer que les éminents intellectuels musulmans (imams, cheiks, docteurs, …) doivent jouer leur partition dans l’éducation de la jeunesse en faveur de la paix, de la solidarité et de l’union sacrée entre les musulmans. Il a indiqué que la recherche de la paix doit constituer une préoccupation pour tout le monde et chaque musulman doit contribuer à relever ce défi. Plusieurs éminents intellectuels musulmans ont balisé le terrain pour favoriser la pratique de  cette religion et nous devons nous rappeler d’eux et leur donner du respect et de la considération.

2 Cheich Sidi Mohamed Koné de la FAIB

Cheick Sidi Mohammed Koné, Secrétaire exécutif national de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) : «Nous devons agir dans le sens de la paix »

J’apprécie très positivement cette initiative de la CIJPMPP pour cette conférence sur la paix qui s’inscrit en droite ligne de la vision de la FAIB qui est de réunir l’ensemble des musulmans sur des initiatives qui encouragent des actions de paix. Et ça c’est à l’honneur des organisateurs surtout en ces moments difficiles où toute la communauté nationale doit demeurer soudée et solidaire. Parler de la paix renvoie à l’islam parce qu’étymologiquement, l’islam veut dire paix. Il faut répéter ça plusieurs fois pour que les jeunes puissent comprendre que nous devons agir dans le sens de la paix à tout moment et à tout endroit. Je salue l’exposé qui a été fait et qui avec une pédagogie hors pair permettra aux jeunes de comprendre la ligne qu’il faut pour instaurer définitivement la paix au Burkina Faso.

3 Cheich Souffi saluant la délégation de léglise catholique 2

Maurice Damiba, porte-parole de la délégation de l’Eglise catholique : « Nous sommes heureux que l’invitation nous soit arrivée »

Nous ne pouvons que féliciter les initiateurs de cette conférence qui vient à point nommé. Notre jeunesse est à la recherche de ses repères et de vraies valeurs. Il faut que nous fassions tout pour leur accorder le but de ses recherches. Nous sommes heureux que l’invitation nous soit arrivée et c’est pour cela que nous sommes venus, délégués par son éminence Cardinal Philippe Ouédraogo, archevêque de Ouagadougou. Les membres de la commission pour la promotion du dialogue islamo-chrétien organisent chaque mois pour le public, une rencontre et en priorité, nous invitons les couples mixtes (l’un est musulman, l’autre est catholique) pour que nous nous connaissions. A ces rencontres, nous demandons à un musulman et à un prêtre de venir soutenir une conférence sur un thème donné : par exemple, l’éduction des enfants, la vie sociale, etc. A part cela, nous organisons tous les 3 mois, des rencontres pour la formation des responsables du dialogue de différentes paroisses de notre archidiocèse. Il y a une trentaine de paroisses et nous les invitons pour une formation en moyenne tous les 3 mois. Et bien sûr, à chaque fois qu’il y a une rencontre avec nos frères musulmans, nous sommes là. Et à chaque fois que nous avons des manifestations, nous les invitons. En plus, à chaque fête de la Tabaski ou du Ramadan, nous participons à la prière, nous prions à notre manière mais avec eux et pour eux. Ensuite, nous rendons visite aux responsables dont le Moogho Naaba, Cheick Doukouré, l’imam Aboubacar Sana, et nous prions avec eux.            

Dramane Sanou, représentant du ministre d’Etat, Simon Compaoré

Au Burkina Faso, nous sommes dans une situation où le pays a besoin de la paix, de la sécurité, de la cohésion sociale et j’en passe. C’est pourquoi je salue la tenue de cette conférence islamique, je remercie les organisateurs pour le thème et la vision. A voir l’union des différentes communautés islamiques, cela traduit que l’union est de mise. Comme le dit l’adage, l’union fait la force mais également, l’union fait la nation. Je ne doute pas que sortiront de cette conférence, des bénédictions et des doua qui contribueront à faire du Burkina Faso, un pays de paix, de solidarité (…).  

Propos recueillis par Saïdou Zoromé

1 Le mausée inauguré

La commune de Lanfièra a abrité, le samedi 21 janvier 2017, la cérémonie d’inauguration du « mémorial Karamokoba Sanogo ». Cette cérémonie organisée par le Conseil municipal de la dite commune a été placée sous le parrainage du PDG de la société SOBUCOP, Amadou Baba Dayo et le patronage du ministre de la Culture, des arts et du tourisme, Tahirou Barry.

Le 21 janvier 2017 fera date dans l’histoire culturelle de Lanfièra, commune située dans la province du Sourou, région de la Boucle du Mouhoun. Cette conviction du maire de ladite commune Lancina Sanogo se justifie par l’inauguration officielle du mémorial dédié à l’un des célèbres ancêtres de ladite localité du nom de Karamokoba Sanogo. Elle est partagée par les populations qui sont sorties massivement pour assister à l’évènement qui a connu la participation de plusieurs autorités administratives, politiques, coutumières et religieuses.

 

Parmi ces personnalités figurent l’ambassadeur de France au Burkina Faso, Xavier LAPEYRE de CABANE et des membres du gouvernement dont le ministre de la Culture, des arts et du tourisme, Tahirou Barry, le ministre de l’urbanisme et de l’habitat, Maurice Dieudonné Bonanet et celui des ressources animales et halieutiques, Sommanogo Koutou, représentant le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba.

3 Mausolée karamoghoo 065                      

Toutes ces autorités sont venues communier avec les populations et traduire leur reconnaissance au « célèbre ancêtre » dont la renommée a transcendé les frontières de Lanfièra et du pays. Celui-ci qui naquit probablement dans les années 1820 et dont le nom à l’état civil serait Ahmed Baba est issu de l’ethnie marka ou dafing. Il est le troisième des cinq fils du fondateur du village de Lanfièra à savoir Mahamoudou Sanogo dit Karamo Lanfièra dont le nom signifie l’érudit, le saint de Lanfièra. A l’image de son père qui a fait aussi parler de lui, Karamokoba Sanogo est considéré comme ayant été un « grand homme » qui s’est battu pour la liberté, la justice, le rayonnement de l’islam et de la chefferie religieuse de Lanfièra. Il a fait, selon Lancina Sanogo, ses études coraniques à Lanfièra puis à Djenné au Mali. D’une grande notoriété intellectuelle et morale, les gens venaient des pays voisins pour recevoir des bénédictions à l’époque auprès de Karamokoba Sanogo qui a su entretenir de bons rapports avec le roi du Yatenga, le Moogho Naaba. Du reste, son assassinat par l’explorateur français Voulet Chanoine le 24 novembre 1896 a fortement choqué et marqué les esprits de ses disciples qui continuent, près de 121 ans après sa disparition tragique, de se souvenir de lui.

Protéger et préserver

Dans ce contexte, l’érection d’un mémorial en son nom donne des motifs de satisfaction aux populations de Lanfièra et environnants qui sont convaincues que cela contribuera à perpétuer la mémoire de leur « héro » disparu. Ce mémorial dont l’élaboration du projet remonte à l’année 2004 a coûté 62 millions de FCA, a dévoilé l’édile de Lanfièra. Il a été érigé sur initiative de l’Etat burkinabè dans le but de rendre justement hommage à Karamokoba Sanogo à l’instar de l’inauguration de la rue 19.30 au secteur 19 de Ouagadougou qui porte son nom. Toute chose qui honore, au-delà de la mémoire de l’illustre disparu, a-t-il affirmé, sa famille, la commune et voire toute la région. A y voir de près, « c’est un pan de la culture marka et partant du tourisme dans la localité qui se trouvent promus » s’est réjoui Lancina Sanogo qui a traduit l’engagement du conseil municipal à assurer la protection, la valorisation, la sauvegarde du mémorial qu’il a qualifié de « patrimoine commun ». De quoi rassurer Tahirou Barry qui a rappelé que Karamokoba Sanogo a marqué l’histoire du pays au plan religieux, social et politique. Il a été, a-t-il reconnu, une grande figure de l’histoire du Burkina Faso en laissant une grande trace translucide dans la mémoire collective. Quoi donc de plus raisonnable que d’ériger un mémorial à sa mémoire à l’instar des autres héros nationaux de sa trempe.

Saïdou ZOROME

1 Le mausée inauguré

La commune de Lanfièra a abrité, le samedi 21 janvier 2017, la cérémonie d’inauguration du « mémorial Karamokoba Sanogo ». Cette cérémonie organisée par le Conseil municipal de la dite commune a été placée sous le parrainage du PDG de la société SOBUCOP, Amadou Baba Dayo et le patronage du ministre de la Culture, des arts et du tourisme, Tahirou Barry.

Le 21 janvier 2017 fera date dans l’histoire culturelle de Lanfièra, commune située dans la province du Sourou, région de la Boucle du Mouhoun. Cette conviction du maire de ladite commune Lancina Sanogo se justifie par l’inauguration officielle du mémorial dédié à l’un des célèbres ancêtres de ladite localité du nom de Karamokoba Sanogo. Elle est partagée par les populations qui sont sorties massivement pour assister à l’évènement qui a connu la participation de plusieurs autorités administratives, politiques, coutumières et religieuses.

 

Parmi ces personnalités figurent l’ambassadeur de France au Burkina Faso, Xavier LAPEYRE de CABANE et des membres du gouvernement dont le ministre de la Culture, des arts et du tourisme, Tahirou Barry, le ministre de l’urbanisme et de l’habitat, Maurice Dieudonné Bonanet et celui des ressources animales et halieutiques, Sommanogo Koutou, représentant le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba.

3 Mausolée karamoghoo 065                      

Toutes ces autorités sont venues communier avec les populations et traduire leur reconnaissance au « célèbre ancêtre » dont la renommée a transcendé les frontières de Lanfièra et du pays. Celui-ci qui naquit probablement dans les années 1820 et dont le nom à l’état civil serait Ahmed Baba est issu de l’ethnie marka ou dafing. Il est le troisième des cinq fils du fondateur du village de Lanfièra à savoir Mahamoudou Sanogo dit Karamo Lanfièra dont le nom signifie l’érudit, le saint de Lanfièra. A l’image de son père qui a fait aussi parler de lui, Karamokoba Sanogo est considéré comme ayant été un « grand homme » qui s’est battu pour la liberté, la justice, le rayonnement de l’islam et de la chefferie religieuse de Lanfièra. Il a fait, selon Lancina Sanogo, ses études coraniques à Lanfièra puis à Djenné au Mali. D’une grande notoriété intellectuelle et morale, les gens venaient des pays voisins pour recevoir des bénédictions à l’époque auprès de Karamokoba Sanogo qui a su entretenir de bons rapports avec le roi du Yatenga, le Moogho Naaba. Du reste, son assassinat par l’explorateur français Voulet Chanoine le 24 novembre 1896 a fortement choqué et marqué les esprits de ses disciples qui continuent, près de 121 ans après sa disparition tragique, de se souvenir de lui.

Protéger et préserver

Dans ce contexte, l’érection d’un mémorial en son nom donne des motifs de satisfaction aux populations de Lanfièra et environnants qui sont convaincues que cela contribuera à perpétuer la mémoire de leur « héro » disparu. Ce mémorial dont l’élaboration du projet remonte à l’année 2004 a coûté 62 millions de FCA, a dévoilé l’édile de Lanfièra. Il a été érigé sur initiative de l’Etat burkinabè dans le but de rendre justement hommage à Karamokoba Sanogo à l’instar de l’inauguration de la rue 19.30 au secteur 19 de Ouagadougou qui porte son nom. Toute chose qui honore, au-delà de la mémoire de l’illustre disparu, a-t-il affirmé, sa famille, la commune et voire toute la région. A y voir de près, « c’est un pan de la culture marka et partant du tourisme dans la localité qui se trouvent promus » s’est réjoui Lancina Sanogo qui a traduit l’engagement du conseil municipal à assurer la protection, la valorisation, la sauvegarde du mémorial qu’il a qualifié de « patrimoine commun ». De quoi rassurer Tahirou Barry qui a rappelé que Karamokoba Sanogo a marqué l’histoire du pays au plan religieux, social et politique. Il a été, a-t-il reconnu, une grande figure de l’histoire du Burkina Faso en laissant une grande trace translucide dans la mémoire collective. Quoi donc de plus raisonnable que d’ériger un mémorial à sa mémoire à l’instar des autres héros nationaux de sa trempe.

Saïdou ZOROME

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